Ait Menguellet(Nukni Swarrac Ldzayer)Clip -Nous ,les enfants d’Algerie

3 juin 2011

Musique kabyle

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Nekwni s warrac n ledzayer

Nous les enfants de l’Algérie

Le feu a pris puis s’est éteint
Le feu s’est éteint un autre lui succède

Chacun de nous se souvient de son temps
A chacun le feu qu’il a trouvé



Chaque époque aspirait à la paix
Dont la voie était claire

Ah ! mon pays
Dis-moi où se trouve mon nom

Les anciens nous ont laissé
De quoi faire parler la langue longtemps

Mais nous avons beau veiller sur elle
Chaque année il en meurt un peu

Nous avons peur de la trouver disparue
Le jour où nous la chercherons

Ah ! mon pays
Délivre mon nom de prison

Mon pays est bien mené
Chaque fois qu’il doit chasser ses ennemis

Il maudit celui qui s’en va
Le voue à la prédiction

Mais la malédiction nous blesse
Et nous lacère de ses ongles
Ah ! nous sommes là au jour critique
Puis quand l’incendie est passé nous disparaissons

Nous les enfants de l’Algérie
Aucun coup ne nous épargne

Quand tout veut sombrer
Nous voulons le redresser

Quand tout menace ruine
Nous voulons le reconstruire

Nous supportons à foison
Les hauts les bas

Qui est l’allié ?
Qui est le maudit ?

Qui procède avec sagesse ?
Le bourreau ou la victime ?

Qui pleure déraisonne
Et va vers le précipice

Qu’il aille avec les manieurs de bâton
Pour frapper sur la tête de quiconque élève la voix
Alors tu vivras en paix sous l’aile des autres

Nous les enfants de l’Algérie
Aucun coup ne nous épargne

pourquoi cherches-tu à savoir
Comment vont les choses ?

Il y en a d’autres
Qui savent

Tu ne sombres tout de même pas
Il faut rire et non pleurer

Si tu ne veux pas que la mort t’emporte
Garde un atout pour la fin

Et laisse ton maître
Te mener où il veut…car lui sait

Nous les enfants de l’Algérie
Aucun coup ne nous épargne

Reste tranquille
Tout va pour le mieux

Occupe-toi de ton livre à l’école
Assez de te poser des questions

Laisse ta cervelle en paix
Cesse de t’agiter

Si l’on te dit que B est B
Que U n’est pas E

Tu sauras tout
Toute la science cachée

Nous les enfants de l’Algérie
Aucun coup ne nous épargne

J’ai interrogé
Les sages

J’ai trouvé leurs paroles
Étranges

Je ne les avais pas crus
Quand ils disaient

Qu’un jour l’avalanche se déclencherait
Et emporterait les méchants
Heureux celui qui sera mort avant

Nous les enfants de l’Algérie
Aucun coup ne nous épargne

Rien ne manque
On trouve de tout

Tout va bien excellemment
De quoi te plains-tu donc ?

Que tu veuilles les coupes
Ou la mosquée

Loue Dieu applaudis
Et sois heureux tu ne manque de rien

Vis dans la paix fils de l’Algérie
Vis dans la paix fils de l’Algérie

Nous les enfants de l’Algérie
Aucun coup ne nous épargne

Quand tout veut sombrer
Nous voulons le redresser

Quand tout menace ruine
Nous voulons le reconstruire

Nous supportons à foison
Les hauts les bas

Traduction: Tassadit Yacine

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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4 Réponses à “Ait Menguellet(Nukni Swarrac Ldzayer)Clip -Nous ,les enfants d’Algerie”

  1. http://www.bonjourdesougueur.unblog.fr Dit :

    Asefru

    A win tetchaa tfentazit
    D acu dak-d tedja tayri
    Tenwid tfehmed ddunit
    Tenwid tufid iYisi
    Tura mi tefhemd ezrit
    IYisi-s d ketchini

    Ayen yedran yides drus
    wi s-ihdern a t-yessefreh
    Uhricen kkaten-as afus
    Srusun-t-id Yer ccdeh
    Mi 3yan zwin abernus
    Deg-wennar djan-t yefdeh

    Kkert an-nebdut tikli
    Skud i mazal tafat
    Mkul m’aa neffeY i tizi
    Ad aY-d-qablent snat
    Kkert anebdut tikli
    Ay arfiq rfed asefru
    Am yedelli am-wassagi
    A Y-yessebded m’aa me3yu….

    … Ay ul-iw bezzaf terfid
    Zz3ef ur dak-d-ittawi
    Akken llan medden tilid
    Ssusum ula d ketchini
    NeY cnu Yef tin tebYid
    Mdel allen-ik akken a t-twalid
    Nettat a k-id-twali
    Yef ijedjigen tyennid
    Siwa tafsut aa tetmennid
    Ddunit at-tecbeh irkwelli
    —————————-
    Le poème

    Toi que ton imagination emporte
    Qu’as-tu tiré de l’amour ?
    Tu croyais avoir compris la vie
    Tu croyais en avoir trouvé la fêlure
    Mais maintenant que tu as compris, tu sais
    Que sa fêlure c’est toi

    Tout ce qu’il peut éprouver c’est peu
    puisqu’il prend plaisir à tout ce qu’on lui dit
    Les malins l’applaudissent
    Et le font danser
    puis quand ils sont las de lui, secouent leur burnous
    et le laissent sur l’aire de danse avec sa honte

    Allons ! debout ! mettons-nous en route
    tant qu’il fait jour encore
    Après chaque col passé
    En paraissent deux autres
    Allons ! debout ! mettons-nous en route
    Compagnon entame le poème
    Aujourd’hui comme hier
    Il nous réconfortera quand nous serons fatigués

    Si lourd que soit le fardeau sur nos épaules
    Notre chant le rendra léger
    Si nous voyons que nous errons
    Le poème nous ramènera à la vérité
    Si l’histoire nous frustre de notre dû
    Ou en retarde l’avènement
    S’il est derrière nous l’attendrons
    S’il est devant nous le rattraperons

    J’ai trouvé le poète entrain de se plaindre
    Et il m’a dit pourquoi
    C’est que son poème au vent s’en est allé
    Sans qu’il sache où il est tombé
    Il craint qu’un pervers s’en emparant
    Lui fasse dire ce qu’il ne dit pas
    Il veut savoir si vous serez avec lui
    Quand il ira le chercher

    Il était une fois…celui qui sait
    Il était une fois… celui qui ne sait pas
    Celui-là craignait la vérité
    Celui-ci les fantasmes
    Il était une fois … celui qui suit
    Les voies qui mènent on ne sait où
    Mais ce qu’ils cherchent…et trouvent
    Ne ressemble en rien à ce qu’ils désirent

    Si vous prônez la parole
    Bien agencée
    Que rien ne peut briser
    Ni personne effacer
    Les temps ont beau se suivre
    Celui-là mourir l’autre naître
    Elle sera présente en tout temps
    Quelles que soient les révolutions

    Elle criera et courra
    Elle parviendra en tout lieu
    Que crains-tu
    D’un poème à qui tu as fixé des bornes ?
    Tu l’occultes que personne ne l’entende
    Tu l’as enfoui sous des couches de terre
    Mais tel le grain de blé il se multiplie
    Pousse des épis nouveaux
    Les affamés s’en repaissent

    Il ouvre les yeux à qui en mange
    Et lui montre la voie s’il l’a perdue
    Car le poème que tu méprises
    Passe par-dessus la tête
    Puisque tu le hais
    Pourquoi le sous-estimes-tu ?
    Tu es petit il est grand
    Tu es éteint il resplendit
    Il fait briller le soleil sur la terre
    Tout esprit avisé l’enseignera
    Lui rappelle ce qu’il a pu oublier
    Mais toi tu ne l’entends pas

    Mais mon cœur par trop irrité
    A quoi bon la colère
    Fais ce que font les autres
    Garde le silence toi aussi
    Ou bien chante ton aimée
    Que tes yeux contemplent
    Qui te regarde toi aussi
    ou bien chante les fleurs
    puisque c’est le printemps que tu aimes
    Et le monde entier sera beau

    Traduction : Tassadit Yacine

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  2. http://www.bonjourdesougueur.unblog.fr Dit :

    Lukan si
    Si

    Si tu tombes tout le monde est à toi
    Si tu es heureux on t’ignore
    Ainsi tu vois l’humanité
    Grâce à toi la vie sera belle
    Si tout le monde était comme toi
    Les méchants n’auraient jamais leurs parts

    Tu es bon quel bonheur
    Si tout le monde était comme toi
    Le courage que l’on lit sur tes traits
    Redonnerait force aux malades
    Le bien que ta main a semé
    Tout le monde y prélève

    Si tu chantes la vie
    Tu en fais fleurir les jours
    Si tu chantes la mort
    Tu en fais une grande aventure
    Avec toi chacun trouve ce qu’il désire
    De la joie à tout instant

    Si nous attendons de toi l’espoir
    En toi nous le trouvons
    Si nous considérons les épreuves
    Nous en trouvons le remède en toi
    Ton pays n’a point de nom
    « Tous les pays semblent t’appartenir »

    Tu n’acceptes pas de porte close
    Ni de clôture à ton cœur
    Point de différence de race :
    Blanche ou noire
    Pour toi ta mère c’est le monde
    Ceux qui l’habitent sont tes frères

    Nous l’avons interrogé sur sa croyance
    Pour l’adopter
    En connaître le nom
    Le nom du prophète qu’il invoque
    Nous attendions sa réponse
    Il détourna le visage et éclata de rire

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  3. http://www.bonjourdesougueur.unblog.fr Dit :

    Tiyitha
    Le coup

    Vous qui savez dites-nous
    Si on peut bâtir sur du sable
    Si nous devons laisser fuguer
    La langue en vie
    Il faut que les générations futures trouvent
    Des bases pour construire
    Il ne nous incombe pas d’achever l’œuvre
    Car longue est l’édification d’une identité

    De nombreux siècles
    Ont veillé à ce qu’elle ne s’éteigne pas
    Jusqu’à ce qu’elle arrive aujourd’hui
    Comme une braise parmi nous
    Chaque tison qu’on y ajoute
    Aide le feu à resplendir
    Les tisons se font fagot
    Et la flamme jaillit dans le ciel

    Qui peut accepter de changer ses mœurs
    Jusqu’à changer sa race ?
    Qui peut oublier son nom
    Et le gommer de son plein gré ?
    S’il se bat contre lui même
    Il se détruira
    Et qu’il se prépare une tombe
    Qui vendrait sa maison (famille)
    Ses enfants ses frères ?
    Raisonnez en toute logique

    Mettez le propos en balance
    Et pesez-le, interrogez, attendez
    Puis dites ce qu’il en est
    Dites si sa voix détonne
    Malgré ses jambes fatiguées
    Malgré les coups du sort
    Voyez comment son cœur vit encore
    Comme il reconnaît d’où il vient le mal
    Amnésique souviens-toi seulement
    De la parabole du pilon dans l’outre

    Combien de chantres sont passés
    Chacun avec ses pensées
    Mais se sont tous des hommes
    Avec chacun ses imperfections
    Moissonneurs
    En fauchant épargnez les racines
    Sinon vous ne vous repentirez jamais assez
    Rappelez-vous le dit de Sliman
    A la hache l’arbre dit:
    Je sais d’où te vient ton manche

    Même si je dois avoir peur un jour
    J’en supprimerai la cause quand elle se présenterait
    Je reçois des coups de partout
    J’en donnerai de toutes sortes
    En cherchant quelle direction prendre
    J’entends la mer derrière moi
    Devant moi l’ennemi venimeux
    Tariq à moi !
    Les vaisseaux sans lesquels je pourrais fuir
    Prends soin de les brûler auparavant.

    Traduction : Tassadit YACINE

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  4. http://www.bonjourdesougueur.unblog.fr Dit :

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    Re: Ait Menguellet Lounis

    Message par Boualem le Lun 19 Juil 2010, 15:01
    « Mon histoire avec Matoub Lounès n’était pas aussi dramatique… »

    Lounis Aït Menguellet ou l’accueil des plus chaleureux : « L’interview, nous la ferons chez moi, à Ighil Bwammas, je vous y invite pour lundi. Cela vous va-t-il ? », nous dit-il tout de go. Ighil Bwammas via Larbaâ Nath Irathen, Aïn El Hammam puis Yatafen. Un trajet, fort agréable, qui fait le rappel des descriptions pointues d’un Feraoun dans Jours de Kabylie, ou de Fadhma n’Ath Mansour dans Histoire de ma vie. Des villages attachés les uns aux autres sur les cimes à redents, tels que chantés si bien par le poète Lounis : « Tamourtiw dizurar ghaf idurar. » Avant d’arriver chez lui, une poignée de jeunes villageois regroupés devant une épicerie semblent nous attendre. « Voyez-vous, nous avertit-il, mes deux couleurs préférées : le noir et le blanc. » Cette dualité qu’on retrouve dans le yin et yang, un joli tableau accroché au mur, deux faces opposées d’un monde à déchiffrer. Deux objets, cependant, captent tout particulièrement notre attention : des arcs, dont l’un est magnifiquement taillé dans un bois rare et sculpté avec un raffinement d’orfèvre. « Arc de chasse, précise-t-il. Peu de gens savent que je suis archer. » Comme dans Ulysse, il faut de la force, du savoir-faire et du doigté pour le tendre. Alors, Aït Menguellet se plaît-il à décocher des flèches empoisonnées ? Pas forcément !…

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