Le chanteur chaabi Chaou Abdelkader à la VO «La musique et les paroles du chaabi ont évolué»

23 mars 2010

Musique Chaâbi

 Le maître de la chanson algérienne du chaabi, Chaou Abdelkader, était à Tissemsilt dans le cadre de la semaine culturelle d’Alger qui se déroule dans la capitale de l’Ouarsenis, du 18 au 24 mars. Rencontré au parc national de Theniet El Had, où un nombreux public était venu l’écouter, l’artiste algérois,

a bien voulu nous parler de sa carrière artistique, longue de plus de 33 années qui compte plus de 200 chansons, une vingtaine d’albums sans parler des multiples galas en Algérie et à l’étranger.

La voix de l’Oranie: Que représente pour vous la chanson chaabie? Vous traînez derrière vous une prodigieuse carrière, est-ce que la décision de mettre un terme à votre carrière vous est déjà passée par l’esprit?

Chaou Abdelkader: La chanson chaabi, c’est ma vie. Je l’ai dans le sang. Ma carrière artistique est une longue histoire qui dure depuis plus de 33 ans, depuis ma rentrée, en 1967, au conservatoire, puis ma rencontre avec Mahboub Bati qui est une grande star de la chanson chaabie avec ses mélodies légères et ses belles paroles et des messages faciles à comprendre.

- On dit que vous avez connu le succès grâce aux chansonnettes que vous interprétiez à l’époque ?

– Oui, effectivement, j’ai fait des chansonnettes au début de ma carrière après ma rencontre du maître Mahboub Bati, que Dieu ait son âme. Je n’étais pas le seul évidemment à m’inscrire dans ce genre de chanson légère, il y avait également mes amis chanteurs Amar Ezzahi, El Hachemi Guerouabi, Ahcène Saïd et bien d’autres, qui étaient tous de grands maîtres du chaabi. J’avais connu le succès à cette période de Mahboub Bati. La chansonnette était un genre léger, avec un rythme rapide, très apprécié lors des mariages et des fêtes. Le succès de ma chanson « Djah Rabi ya djirani » en 1968/69 avait dépassé les frontières. -

Vous êtes connu également pour avoir interprété un duo avec Nadia Benyoucef dans la très nostalgique chansonnette « T’ich li ya baba » qui s’est avéré un remarquable succès…

– C’était à l’époque une chanson très agréable à écouter. Le duo avec Nadia Benyoucef a été effectivement un grand succès. Aujourd’hui encore, je connais beaucoup de gens qui sont très contents d’écouter cette chanson à la radio ou à la télé. – Vous vous considérez comme l’élève de El Hadj Mohamed El Anka. Mais les mélomanes trouvent qu’en matière de musique et de paroles, vous êtes beaucoup plus proche de l’école de Mahboub Bati.

– En 1967, j’ai intégré le conservatoire chez le grand maître El Anka pour m’initier à la maîtrise du mandole. J’ai partagé les bancs avec les chanteurs Mehdi Tamache, AEK Cherchem, Hassa Saïd. Mon style tire sa substance de Hassan Saïd. Avec la rencontre de notre maître, le défunt Mahboub Bati, la musique et les paroles chaabi ont évolué. Le problème pour un jeune talent est de travailler sa voix et de construire son propre style pour pouvoir s’imposer.

- A part le chaabi, quel genre de musique vous aimez écouter ?

- J’aime la belle chanson française de chanteurs comme Brel, Aznavour et tant d’autres. Pour ce qui est des chanteurs Algériens, j’aime Abderrahmane Aziz, Mohamed Lamari. Je suis également autant sensible au malouf de la région de Constantine que de la chanson oranaise, qui est le genre musical populaire par excellence de l’Ouest.

- Que pensez-vous du public de Tissemsilt?

- J’ai constaté que le public de la wilaya de Tissemsilt appréciait mes chansons. J’en ai eu la preuve à Theniet El Had, Tissemsilt. J’ai passé quelques heures à Theniet El Had, j’espère que mes chansons ont laissé un bon message aux habitants de Tissemsilt

YOUCEF ACHIRA MED CORRESPONDANT DE LA VOIX

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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Une réponse à “Le chanteur chaabi Chaou Abdelkader à la VO «La musique et les paroles du chaabi ont évolué»”

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