55È ANNIVERSAIRE DU DÉCÈS DE HADJ M’RIZEK Une légende et une oeuvre ressuscitées

14 février 2010

Musique Chaâbi

55È ANNIVERSAIRE DU DÉCÈS DE HADJ M’RIZEK

Une légende et une oeuvre ressuscitées

La salle Ibn Zeydoun à Alger a abrité, hier, 55è anniversaire du décès de Hadj M’Rizek, un des maîtres de la chanson chaâbi. Commémoré par l’association culturelle « les Amis de la Rampe Louni Arezki », cette manifestation était placée sous le signe «Une légende une oeuvre ressuscitées. Un legs et un repère pour la jeunesse». Les activités entrant dans ce cadre consistaient en une communication thématique avec projection d’une synthèse iconographique collectée par l’association auprès des proches du défunt chanteur, suivie de témoignages mettant en valeur la personnalité de Hadj M’Rizek ainsi que son parcours artistique. Les nombreux invités et mélomanes présents à cette commémoration, « la première depuis le décès de l’artiste », selon les organisateurs, ont pu, dés l’entame de la soirée, apprécier les vers d’un poème déclamé pour la circonstance.

La soirée se poursuivra par la suite sur les notes d’un récital de chants interprétés par les lauréats, « 1er Prix », des festivals de la chanson chaâbi des éditions 2006 à 2009 avant d’être clôturée par une série de chansons interprétées par le chanteur Abdelkader Chercham. Notons par ailleurs que le programme d’activités a débuté dans la matinée par une cérémonie de recueillement au cimetière d’El-Kettar à Alger et le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du défunt artiste. De son vrai nom Arezki Chaïeb, Hadj M’Rizek, brillant interprète de Chaâbi, naquit au 4, Rue de Thébes à la Casbah d’Alger. Il fréquenta l’école « indigène » du quartier de Soustara, l’école Sarrouy où il obtint en 1927, le Certificat d’Etudes Primaires (CEP « indigène »).

Très jeune, il s’intéressa à la musique. Son demi-frère Mohamed Qhioudji, lui apprit quelques airs de chansons qu’il interprétait avec des amis. Dans cet orchestre familial il tenait le tar. En 1928, le jeune M’Rizek intègre une association de musique andalouse qu’abritait le cercle du Mouloudia, Place Mahon face à Djamaâ Djedid. Formation culturelle et artistique au sein de laquelle il évolua aux côtés de Cheikh Ahmed Chitane et rencontrera Mustapha Kechkoul, Omar Hibi et Bencharif. Faisant d’énormes progrès dans le genre Hawzi tout en suivant parallèlement des cours d’arabe, il commencera à partir de 1929 a animer la plupart des fêtes familiales de la Casbah. Ses interprétations du hawzi étaient très appréciées à Blida et Cherchell.

Il trouva assez de temps pour aider le Mouloudia dont il fut le vice- président en 1937 avant de continuer à diriger, par la suite, sa section natation. Il a enregistré ses premiers disques à Paris chez Gramophone (78 T) en 1938, entre autres: Ya taha el amine, Yal qadi, EI bla fi elkholta. Il a effectué son pèlerinage en 1937, une année après El-Hadj El-Anka et HadjMenouar. En 195l, il se produit à la salle lbn Khaldoun (ex: P. Bordes) avec Lili Bouniche. Il a interprèté, El-Faradjiya de Sidi Kaddour El- Alami et Rohi Thasbek ya afdra de Bendebbeh. Le 20 mai 1952, il participe à un grand gala organisé, au profit de la famille du Cheikh Khelifa Belkacem décédé, le 4 novembre 1951. Au cours de la même année il enregistre chez Pacifique son grand succès: El Mouloudia (78 T); les paroles lui étaient écrites par Cheikh Noreddine ainsi que Arassi noussik du poète Dris El-Alami et Qahoua ou lateye du poète Sid Thami El- Medeghri. C’était un dandy comme on disait à cette époque, gentleman et distingué.

Tout comme Habib Rédha, Mustapha Skandrani, Mohamed El- Kamel, Abdelghani Belkaïd, Ali Debbah (dit Allilou) et beaucoup d’autres, il était très estimé par son public et particulièrement dans le M’Zab où il animait beaucoup de soirées, Qhioudji son demi-frère, dit Mohand Aromi, a joué un rôte important dans sa vie artistique en étant son imprésario. C’était lui qui réceptionnait les demandes de galas et fêtes familiales pour choisir les cheikhs disponibles et monter les cérémonies à sa manière.

Hadj Mrizek avait entrepris, vers 1940, l’interprétation de chants religieux. Cheikh Sid Ahmed Ibnou Zekri, proviseur du lycée de Ben-Aknoun l’a orienté vers le hawzi et l’ Aroubi, genres profanes qui lui allaient bien. Il s’initia au dur apprentissage de l’écriture poétique mais la maladie était là. Bien qu’alité, il s’enquerrait des nouvelles de la Révolution déclenchée de 1er Novembre 1954. Demi-frère de Rouiched, originaire de Kanis à Azzefoune dans la wilaya deTizi- Ouzou, Hadj M’Rizek qui avait quitté, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la vieille maison familiale de la Casbah pour le quartier chic européen du boulevard Pitolet à Bologhine, mourut dans la nuit du 11 au 12 février 1955, à Alger, après une longue maladie et fut enterré au cimetière d’El-Kettar.

N. A.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

salsamigos |
maeva peace and rock |
Joutes Aveyronnaises de Mus... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | taourirt-city
| Mes musiques /Mes vidéos
| Charly's Neil's