Amirouche Benali

19 août 2008

Amirouche Benali

Amirouche Benali

amirouche3.jpgamirouche2.jpgamirouche1.jpgamirouche.jpgamirouche8.jpghttp://eyetoeye.free.fr/

Amirouche ALI BENALI (Guitares)

Baigné depuis sa plus tendre enfance par les envolées subtiles de la musique de Genesis et de Marillion, c’est surtout David Guilmour de Pink Floyd qui déposera son empreinte indélébile sur le jeu de guitare d’Amirouche.
Mark Knopfler de Dire Straits ne sera pas non plus étranger au style de ce stackanoviste de la six cordes, que l’on retrouve régulièrement dans les piano-bars Parisiens…

Menbre fondateur du concept de Arthur RIBO et l’Assemblée, Arthur RIBO est sans conteste l’un des slameurs les plus atypiques de la place parisienne. Comédien puis conteur de rue il rencontre le Slam en janvier 2006 à l’atelier du plateau avec DGIZ, il s’inscrit pour passer sur la scéne mais n’a rien écrit alors il se met à improviser et cette pratique deviendra sa marque de fabrique. Arthur est un improvis’auteur allant même jusqu’à demander des mots, des thèmes au gens qui compose le public et sans préparation aucune interprète une chanson qui n’aura lieu qu’une fois. Sur le concept de l’Assemblée: Cela ressemble à un concert mais trés vite le public est invité à participer en jetant des défis pour nos trois improvisateurs, Arthur RIBO au texte, Victor BELIN et raphael AUCLER à la musique. Véritable compositeurs en action, humour, dérision et émotion sont toujours au rendez vous. A ma connaissance le seul concert poetico interactif sans prétention autre que d’embarquer pleinement son public à la découverte de lui même. Sur le parcours: Arthur RIBO rencontre Amer Amar ALI BENALI dit “AMIROUCHE” Chanteur Guitariste compositeur de génie avec qui il partage le concept du Slam nomade. Amirouche à la voix magique et aux accents de guitare allant de la musique classique Berbère jusqu’au progressive rock accompagne et guide la verve sans frein d’Arthur RIBO. S’accaparant la rue du festival d’Avignon en 2006 armé d’un mini ampli de 30 watts, ce n’est pas moins de deux cents personnes qui attendaient chaque soir leur concert d’improvisations slam nomade, celui ci commençant parfois à une heure du matin, nos deux compères préférant la magie de la nuit à l’agitation commerciale du jour. Depuis: Porqueroles, port cros, l’île du levant, Avignon ( programé aprés leurs succés en rue), Paris Théâtre des blancs manteaux ( 33 dates), Les cariatides, le cabaret sauvage, le fleche d’or, la scéne bastille, l’atelier du plateau ( avec DGIZ, Andre MINVIELLE et Phillippe GLAIZES), le belvédere (st martin d’uriage, le Glaz’art…. Arthur RIBO multiplie les rencontres et les performances sur pas moins de 119 dates en une année. Plus une participation au deux compilations Slam d’emi music, et son pemier album dvd mélant textes composés et pures improvisations qui devrait voir le jour en mars 2008. Ils ont dit de lui: “J’aimerais qu’il soit connu, il demande des mots aux gens et improvise son slam en direct , c’est trés impressionnant à voir” Grand corps malade “Il revient à l’origine quand l’art vocale était improvisé sur de la musique ce qu’on appeleit le spoken word, ce qui se pratiquait bien avant le rap ou le slam ou le toast ragga, ça fait vraiment du bien, ça nous rappelle que le risque peut se prendre. Merci à lui” Kerry james “Un des meilleurs slameurs de la scène parisienne” John pucc chocolat “Sans conteste un des slameurs à surveiller” Telerama “Un slameur? Bien plus, Arthur RIBO est un improvis’auteur , un interprète généreux drôle et sensible aussi à l’aise a capela que sur de la musique…à découvrir absolument” Europe 2 “Révélateur des âmes et des consciences, place au virtuose du langage…le public tassé dans la salle en redemande et sort transformé par la magie dégagé par ses trois comparses.” Le dauphiné libéré. “Le meilleur le meilleur le meilleur” Sa mére Chanteur engagé, ou simplement humain concerné il n’hésite pas à soutenir différentes causes de maniére spontané et dégagé de tout interet, à la radio dans la rue ou ailleurs, il n’est pas rare de le voir débarquer pour prendre la parole et agiter les consciences, ou simplement organiser et animer une scéne ouverte. a suivre donc…et pour finir sur un mot à lui sur pourquoi le freestyle:

Freestyle : “Pour que la liberté d’expression ne soit pas une idée couchée sur papier enfermée à double tour dans un tiroir dont le gouvernement à fondu la clef”

body { text-align:center; background-color:black; } table, td {background:transparent; border:0px;} table table table {background-color:red;} table table table { border-width:0px; border-color:000000; border-style:none; padding:1px; } table table table table { border:0px; } td, span, div, input, a, table td div div font, body div table tbody tr td font {font-family:Arial, sans-serif !important;} td, span, div, input, table td div div font, body div table tbody tr td font {color:white !important;} .nametext, .whitetext12, .lightbluetext8, .orangetext15, .blacktext12, .redtext, .redbtext, .blacktext10 {color:white !important;} a {color:white !important; text-decoration:none !important; text-transform:none !important; font-weight:normal !important; font-style:normal !important;} a:hover {color:000000 !important; text-decoration:none !important; text-transform:none !important; font-weight:normal !important; font-style:normal !important;} img {border:0px;} .text {align:left} input {background-color:transparent !important;}
2003

Lorsqu’ à l’aube de l’année 2003, ADN se sépare, Didier PEGUES (drums) et Philippe BENABES (Keyboards) décident de continuer l’aventure musicale ensemble. La chance leur sourit quand un mail de Cécile CARRETERO, vient à point pour apporter ce qu’il manque aux deux acolytes.

LIMELIGHT, groupe aux tendances Metal, dans lequel officiait Cécile, vient de perdre son batteur et son clavier. Désirant se tourner vers des structures plus progressistes et plus mélodiques, cette dernière saute sur l’occasion. De leur coté, Philippe et Didier cherchaient à durcir et contraster leur propos. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, car de deux groupes, en naît un nouveau.

Benoît DERAT (Vocals, backing vocals, rhythm guitars) , Médéric COLLAS (Lead Guitar ), Philippe BENABES (Keyboards) , Cécile CARRETERO (Bass) et Didier PEGUES (Drums), forment donc la première mouture de ce qui devient, petit à petit EYE to EYE.

Après quelques temps à chercher la nouvelle direction musicale à prendre, les premières compositions voient le jour au bout de six mois de travail. Les bases de «One day.», «Love and Pain», «Half of me», «You» et «Private fears» se mettent assez rapidement en boite!.

2004

Pourtant, une difficulté vient ternir l’histoire.. Médéric COLLAS, trop pris par son travail, et aussi, sans doute, par un manque de temps, va quitter l’équipe début 2004, pour se tourner vers des cieux plus métalliques que mélodiques. Bruno PEGUES, frère de Didier, viendra faire une session d’enregistrement de guitare très inspirée, sur «You». Mais pris par les obligations de son propre groupe, il refusera la place laissée vacante.

Après plusieurs auditions peu fructueuses, le choix du nouveau guitariste se porte sur Amirouche ALI BENALI, courant Mai 2004. Baigné depuis son enfance par le feeling et la fluidité du jeu de David GILMOUR et de Steve ROTHERY, il apporte soudainement aux compositions du groupe, un coté émotionnel supplémentaire, contrastant avec le jeux plus incisif de Benoît DERAT, à la rythmique.

La nouvelle équipe, ainsi formée, va durant les mois qui suivent, s’évertuer à peaufiner les compositions et à les finaliser.

Quelques invitées viennent à l’occasion prêter main forte aux musiciens : Lucie et Marie LEMAUFF, viennent poser leur voix délicates sur plusieurs séquences, et Elise BRUCKERT, ex-violoniste d’ADN, profite d’un rapide passage en France, pour faire quelques prises de violon sur «One day.», avant de rejoindre sa terre d’accueil, le Japon, où elle à eu l’occasion d’enregistrer un album.

2005

Fin Mai 2005, c’est l’enregistrement du premier album de EYE to EYE, «One in every crowd» qui est enfin terminé.
Durant les mois qui suivent, EYE to EYE va ainsi travailler le mixage et la post-production.
Une réécoute attentive permet, petit à petit, d’améliorer le travail accompli.

2006

Début 2006, ils se mettent à la recherche d’un label susceptible d’acceuillir l’album. Ce dernier sera envoyé à différentes maisons de production entre avril et mai.
Une réponse positive du label Français MUSEA arrive vers* la fin du mois de juin.

EYE to EYE profite des vacances d’été pour faire masteriser l’album par des professionels et pour terminer le livret. Début octobre le CD définitif est envoyé à Muséa…
L’album sort finalement le 24 octobre 2006.

2007

C’est à ce moment là que Cécile et Benoit ont decidé de quitter le groupe pour des raisons personnelles et professionnelles. EYE to EYE travaille alors activement en trio sur de nouvelles compositions et ont déjà commencé l’enregistrement de plus d’une heure de musique. Ils ont été rejoints depuis le mois de mai 2007 par Aymeric Delteil qui a enregistré toutes les basses du deuxième album et par Jacques qui fait les parties vocales.

2008

Un premier concert est prévu le 10 Avril

Eye To Eye est un nouveau groupe français fondé en 2004 par le batteur Didier Pègues et le claviériste Philippe Bénabès, tous deux provenant de ADN. Ils sont alors rejoint par la bassiste Cécile Carretero qui vient du groupe de métal Limelight. Elle amène avec elle le guitariste chanteur Benoît Derat. Un second guitariste les rejoint plus tard. Il se nomme Amirouche Ali Benali. Commencé durant l’année 2005 et finalisé cette année, “One in every crowd” est leur tout premier opus.L’album alterne entre longs titres progressifs et courtes plages permettant la régénérescence des cellules. Après le début de “Half of Me” qui tient du “Atlantis” de Ange, leur rock progressif se montre plus nerveux. Pourtant les mélodies y sont primordiales. Ils travaillent aussi beaucoup les ambiances.“Love and pain” se déroule en plusieurs tableaux. Il faut dire que ce titre de seize minutes permet les développements en tout genre. De la douceur ils passent au rock énergique avec une guitare qui se déchire de douleur. Cependant on a parfois l’impression de se perdre dans des aventures sonores manquant d’unité.

La guitare part en un superbe solo sur “You” qui s’avère un des plus beaux titres de la rondelle. Voilà qui tient tant d’un Steve Rothery (Marillion) que d’un Hassan Hajdi (Ange). L’enchaînement sur “Private fears” se fait tout en douceur. La guitare rythmique se fait plus lourde. L’ambiance se tend.

Autre pièce de taille, “One day…” clôture l’album. Cette longue pièce progressive se déroule en huit tableaux, certains chantés d’autres instrumentaux dont un floydien. La cohésion est parfaite et démontre la force du groupe dans les compositions dont l’intensité grimpe au fil de l’eau. Malgré tout, le mixage laisse à désirer les instruments tendant à se noyer les uns les autres (la batterie est par exemple souvent très étouffée) alors que le chant pourrait être mieux intégré à l’ensemble.

Notez également la reprise de “Back on planet earth” de Ayreon. Ce titre se trouvait sur “Actual Fantasy”, deuxième opus sorti en 1998 du projet du guitariste hollandais Arjen Anthony Lucassen.

Le principal point faible de ce premier opus de Eye To Eye est la qualité de la production. C’est sans aucun doute le point à améliorer dans le futur. Le chant pourrait lui aussi se bonifier s’il se montrait moins monotone ce qui est surtout le cas dans la première moitié du CD. A part cela, il s’agit d’un album qui mérite la découverte si vous aimez le progressif mélodique et atmosphérique.

Le concert dont vous êtes les auteurs ! dans le cadre du Festival du Mot 2008

Tout s’écrit, se crée, devant vous dans l’ici et maintenant. Voyage de l’immobile, fragments recomposés, vous serez invité à écrire vos thèmes à l’entrée. Guidé par les chants classique Kabyle ou Berbère , et sur la musique progressive de Amer Amar ALI BENALI dit « AMIROUCHE » ( Eye to eye) ; Arthur RIBO, improvis’auteur français (L’Assemblée), improvisera pour vous notre histoire, celle qui s’écrira devant vous sur vos thèmes pour une représentation qui n’aura lieu, toujours, qu’une seule fois. Un rêve à vivre.

Vu en rue en Avignon 2006, à Barjac, et partout. (Cafés, Théâtre, Hotel Sully, Cabaret Sauvage).

Sous la verrière à 17h00 .
Renseignements au 03.86.68.48.50.

Conservatoire du 8ème arrondissement
La belle prestation de Brahim Saci

Par Youcef Zirem

Ambiance de fête et convivialité ont été au rendez-vous le temps d’une belle soirée. La chanson kabyle a enthousiasmé le public.

Une fois n’est pas coutume, c’est un chanteur kabyle que l’Amicale du conservatoire du 8ème arrondissement de Paris présente. Pour une première, c’est une grande réussite. Le public apprécie et sort comblé de ce défilé de chansons venues d’Afrique du Nord. C’est un prélude andalou qui démarre le show. Ce morceau fait déjà voyager l’assistance. On se met à imaginer les splendeurs d’une autre époque. L’orchestre composé de Ahmed Ait Amar (violon), Hammouche Yahia (alto), Hacène Ait Moula (derbouka), Cherat Ramdane (banjo), Ali Benali Amirouche (guitare), Belarbi Nadir (clavier) et Djemli Madjid a une grande expérience derrière lui. Brahim Saci chante ses succès comme La Colombe, le Déclin des jours ou encore Vas mon âme. Il envoûte le public avec des paroles en kabyle et en français. L’artiste a grandi en France où il a suivi des études littéraires et a beaucoup lu Baudelaire, Rimbaud, Verlaine et les autres poètes français.

Brahim Saci a également été portraitiste sur les places touristiques parisiennes tout comme il a eu une expérience radiophonique dans sur les ondes franco-maghrébines quand il faisait des émissions sur la littérature et l’histoire des Berbères. Les poètes berbères Si Mohand ou Mhand et Slimane Azem le marquent à jamais. Brahim Saci produit de 1992 à 1997 cinq albums à Paris. Ces créations parlent de l’amour, de la nostalgie d’une terre perdue, du temps qui passe inexorablement, de la douleur de vivre des mauvais jours, des affres de l’exil, du désir de surmonter les difficultés. A sa façon, il continue les quêtes artistiques de Slimane Azem, un grand artiste que le pouvoir algérien n’a pas cessé de marginaliser jusqu’à sa mort en 1983.

Brahim Saci interprète D nekwni i d nekwni (ce que nous sommes), une merveilleuse chanson de Slimane Azem et enflamme la salle. Au même moment, des douceurs berbères et du thé à la menthe sont distribués au public. La convivialité atteint ses sommets et la belle Véronique Vernon, vice-présidente du conservatoire, est bien contente. A bien des égards, cette soirée du mercredi 7 juin 2006 restera dans les mémoires des admirateurs de Brahim Saci.
Entretien avec Didier PÈGUES :

FPRIVATE “TYPE=PICT;ALT=Eye To Eye”

Didier, on t’a connus avec ADN, et on te retrouve aujourd’hui avec Eye To Eye. Des explications à nous fournir ?

Absolument ! ADN travaillait depuis fin 1999 à la réalisation d’un double concept album dont le public a pu avoir quelques extraits durant les derniers concerts du groupe. Les compositions ont évolué peu à peu pour finalement prendre une forme qui ne convenait pas à la majorité d’entre nous, et ce, malgré tout le talent d’écriture de Fred Schneider. Tout cela a fini par créer des tensions internes qui ont débouché sur le départ de Thierry, bassiste d’ADN, Au bout d’un moment, l’intention n’y étant plus, nous avons préféré nous séparer d’un commun accord sans heurts et sans histoires début 2003. Quelque temps auparavant, nous avions fait un concert avec Limelight, un groupe d’étudiants branché métal symphonique et nous avons repris à cette occasion «Echoes» de Pink Floyd, les deux groupes ensemble sur scène. Nous nous sommes rapidement trouvé des affinités, et à notre départ d’ADN, nous avons fusionné avec Benoît et Cécile, respectivement chanteurs et bassiste de Limelight. Ainsi est né Eye to Eye. Amirouche nous a rejoints l’année suivante alors que les morceaux de l’album étaient déjà composés.

Y a-t-il une chance que le double album d’ADN sorte un jour ?

Officiellement non car les enregistrements démo de l’époque ne sont pas d’une qualité sonore suffisante. Peut être sous une forme de bootleg, qui sait, dans quelques années…

Il me semble que votre album est prêt depuis de longs mois (voire années). Explique-nous les raisons de ces reports successifs…

Ces reports successifs sont tout simplement dus à notre perfectionnisme. Je dois l’avouer, je suis un emmerdeur face à la production. A mes yeux, l’album le mieux produit de tous les temps est Dark Side Of the Moon de Pink Floyd. Quand on pense que ce chef-d’œuvre a été enregistré sur des consoles analogiques avec un nombre limité de pistes… Aujourd’hui, la technique nous permet d’enregistrer sur un nombre illimité de pistes en digital, et nous n’arrivons pas encore à la cheville de cet album en terme de son, c’est frustrant !!! En ce qui nous concerne, nous ne sommes ni les uns ni les autres, des professionnels de la musique. Juste des amateurs éclairés. Nous avons chacun nos vies de famille, nos boulots respectifs, ce qui ralentit forcément la marche de la production. Si nous n’avions que ça à faire, il y a longtemps que l’album serait sorti, mais c’est le problème de beaucoup de groupes dans le milieu progressif, et même parmi les grands (IQ et Pallas entre autres). Heureusement que les moyens techniques actuels nous permettent de travailler à la maison à notre vitesse sans avoir à dépenser des sommes astronomique en studio d’enregistrement.

Vous avez ainsi du entamer la réalisation de l’album suivant, non !? A t-il d’ailleurs des chances d’arriver plus rapidement ?

Nous sommes effectivement en train de travailler d’arrache-pied sur notre nouvel album et nous pouvons d’ores et déjà annoncer que nous avons plus d’une heure de musique prête à l’emploi. Restent encore à peaufiner les textes et les arrangements. Les batteries et les claviers sont déjà en boite. Nous sommes actuellement en train d’enregistrer les parties de guitare à raison d’une moyenne d’un soir par semaine, ce qui est peu par rapport au travail que cela demande. Néanmoins, les choses avancent assez vite car une grande majorité de morceaux sont composés depuis suffisamment longtemps pour qu’on ait pu travailler dessus en amont. Nous avons une idée assez précise du «but à atteindre» d’autant plus que nous avons progressé dans l’utilisation des outils d’enregistrement et sur les techniques de mixage. Concernant ses chances d’arriver plus vite ou pas, cela dépendra de beaucoup de choses. Nous nous sommes fixés le mois de Juin 2007 pour boucler l’enregistrement, en espérant une sortie début 2008. Reste à savoir si nous pourrons tenir les délais que nous nous fixons…

Pourquoi ce nom de groupe au fait ?

La signification exacte du terme Eye To Eye est : «voir les choses de la même façon que…». C’est ainsi que l’on peut résumer l’état d’esprit dans lequel nous travaillons. Nous avons la chance d’être à peu près tous sur la même longueur d’onde, nos influences étant très similaires. De plus le fait de travailler ensemble (Philippe et moi) depuis plus de 15 ans nous a rendus l’un et l’autre très complémentaires, moi sur l’aspect artistique des choses et Phil sur le coté technique. Les problèmes se résolvent de façon très démocratique et ça, c’est un grand luxe au sein d’un groupe, quel qu’il soit. Nous arrivons très souvent à la même conclusion : «Amirouche, arrête de jouer de la guitare sans arrêt» (rires !).

On a pu lire à droite et à gauche que votre musique était une sorte de mélange entre Pink Floyd et Spock’s Beard. Qu’en pensez-vous ? Est-ce flatteur, réducteur ou trompeur ?

Waouh !!! Pour être flatteur, ça l’est indéniablement. Maintenant, restons les pieds sur terre. Nous n’arriverons jamais au niveau de la production des premiers, ni au niveau technique des seconds, même si bien sûr, cela peut représenter en quelque sorte un but ultime. Mais là où, eux, touchent du doigt la perfection, nous avons beaucoup à apprendre, et à la limite heureusement, car c’est ce qui rend ce challenge si passionnant ! Le jour où la perfection est atteinte, il n’y a plus de motivation possible…

Réducteur, ça l’est également dans le sens où ces deux groupes ne sont pas nos seules influences. On peut citer en vrac, Supertramp, Dream Theater, Nightwish, Neal Morse, Harmonium, King Crimson, Therion, Gerard, et tous les groupes usant et abusant du Mellotron (Anekdoten, Museo Rosenbach, Air, etc…), Dire straits, David Gilmour, Steve Rothery, tous les Guitar heroes pour Amirouche, The Gathering, et les groupes de metal industriel pour Benoît, toute la mouvance métallique pour Cécile. Le but est maintenant d’arriver à créer notre propre son, à avoir notre propre «signature», et c’est sûrement là notre principal challenge.

Trompeur ? Je ne le pense pas car effectivement Pink Floyd et Spock’s Beard font partie de nos principales influences.

Vous avez choisi de vous exprimer en anglais. Que répondez-vous aux personnes qui reprochent aux groupes français (et pas qu’à eux d’ailleurs) leur accent souvent approximatif ?

Ce problème n’est malheureusement pas nouveau. Le choix de chanter en anglais permet une diffusion internationale beaucoup plus large, c’est évident. Connaîtrions nous si bien Ayreon par exemple si Arjen Lucassen avait décidé de s’exprimer en Hollandais, ou si Scorpions et Eloy de le faire en Allemand ? Certainement pas !!! Cela dit, cela n’empêche pas certains de chanter en français avec talent (Ange, Galaad, Caféine et beaucoup d’autres). Le problème de l’accent est à mettre sur le dos de l’enseignement de l’anglais qui d’une façon générale, a pris beaucoup de retard par rapport à nos voisins européens.

Que pensez-vous de la notoriété croissante de certains groupes pop dont la musique flirte avec le progressif (Archive, Pure Reason Revolution, etc.) ?

On pourrait rajouter Air, Muse, Radiohead et encore beaucoup d’autres. Ces groupes ont permis de réhabituer l’oreille des jeunes à l’utilisation des claviers analogiques, en particulier le Mellotron et d’une façon plus générale aux sons plus acoustiques (Keane par exemple). Craig Armstrong a repris «Starless» de King Crimson dans une version très personnelle. D’une façon générale, la pop anglaise actuelle vise à redorer le blason de l’école progressive à défaut du progressif pur et dur. Cela a au moins l’avantage d’élargir l’esprit des plus jeunes qui ne connaissent pas forcément les dinosaures du genre. Muse et Archive font salle comble à chacun de leurs passages en France. Malgré cela, notre pays reste malheureusement hermétique, du fait de la programmation très restrictive de la musique sur les radios comme à la télé. Il n’y a plus guère que Nagui avec Taratata qui propose de la pop-music de qualité sur le petit écran. Est-il normal que les journaux de télévision fassent systématiquement leurs couvertures sur la Star-Ac ?! La route est encore longue…

Aura-t-on la chance de vous voir prochainement sur une scène ?

Pas tout de suite. Les petits concerts sont très galère en particulier au niveau son, et quantité de matériel sur scène (claviers et batterie). Plutôt que de faire des prestations de mauvaise qualité, nous préférons actuellement nous axer sur l’enregistrement du deuxième album, d’autant plus que Benoît est très accaparé par son travail en ce moment. Cela dit, si nous trouvons l’occasion de nous produire à moyen terme sur une scène parisienne, nous le ferons volontiers (message subliminal pour les éventuels organisateurs de concerts).

Comment voyez-vous l’avenir du groupe au delà de ce premier album ?

Nous sommes en train d’enregistrer le deuxième album sur lequel Amirouche s’est impliqué au niveau de la composition, chose qu’il n’avait pas pu faire sur le premier album puisque les morceaux étaient déjà prêts à son arrivée. Nous commençons à travailler pour le 3ème album, et nous avons dans les tiroirs une pièce de plus de 45 minutes que nous pourrions, à terme, produire sous forme d’un concept. Ce ne sont bien entendu que des projets, mais ils ne manquent pas; nous n’avons pas l’intention de nous arrêter en si bon chemin.

Vos derniers coups de cœur, en matière de musique, de lecture, de cinéma ?

Je viens de découvrir Keane, que j’aime particulièrement pour son coté acoustique, facile d’accès sans pour autant être simpliste. Je suis ravi du grand retour de Saga, dont les derniers albums sont une superbe remise à flot de ce groupe mythique. J’attends avec beaucoup d’impatience le prochain album de Roger Waters, ainsi que celui de Roger Hodgson, grâce à qui j’ai un jour démarré la musique… Côté cinéma, j’ose espérer que le Bilbo promis par Peter Jackson verra rapidement le jour, et que la ‘ressortie’ de Blade Runner en DVD enfin remasterisé va nous permettre de fêter dignement les 25 ans de ce chef-d’œuvre !… Philippe attend impatiemment le nouvel album de Therion, qui est le groupe qui le fait le plus kiffer actuellement, ainsi que la sortie de Harry Potter 7 qui devra être grandiose pour terminer la série.

Un coup de gueule à formuler, quel que soit le sujet ?

Oui, je viens ajouter de l’eau au moulin de M. Payssan de Minimum Vital, qui a pris parti de défendre l’histoire de Yes et du progressif en général lors de votre dernier numéro. Il est vrai que beaucoup de gens qui se disent fans de musiques progressives, sont plus obtus que certains extrémistes de tous bords confondus, alors qu’ils devraient avoir l’esprit ouvert. Pour certains, notamment, un morceau de progressif est forcément long et doit en mettre plein la vue. Je pense bien sûr que ce n’est pas forcément le cas, car on peut être prog en faisant très court. Je vais prendre un exemple qu’une majorité de vos lecteurs doit connaître sans pour autant que cela soit apparenté au prog : «L’homme à l’Harmonica», extrait d’Il Etait Une Fois Dans L’Ouest d’Ennio Morricone. La musique progressive est un magnifique véhicule d’émotions contrastées, non ?…

Démonstration :

0’00 : Le morceau démarre sur un harmonica plaintif, qui sous entend la douleur intérieure d’un homme qui en a bavé et qui cherche la vengeance…

0’25 : Entrée d’un cor et de bois qui viennent soutenir cet aspect lancinant, montrant que l’homme en question a attendu très longtemps cette vengeance

1’05 : L’arrivée soudaine de la guitare électrique ainsi que des pizzicati de violons mettent en avant la montée de cette violence qui est en train de le submerger.

1’54 : Introduction des percussions, des violons et des voix : explosion de cette violence et de cette haine intérieure…

2’29 : Fin des hostilités, l’instrumentation se calme et redescend peu à peu

2’40 : Entrée d’une flûte pour apaiser l’atmosphère, presque pour rendre l’atmosphère sereine…

3’07 : Une cloche pour symboliser la mort au milieu de l’apaisement. L’harmonica reprend le dessus, la vie continue malgré tout…

3’27 : Fin

Trois minutes et vingt sept secondes pour passer d’une ambiance calme à une montée de violence et redescendre à l’apaisement ! Ce morceau pourrait résumer à lui seul la musique progressive et ce, dans un temps record !! CQFD !

Le mot de la fin ?

Nous espérons que One In Every Crowd plaira à une majorité de prog maniacs, et nous invitons tous ces gens à nous rendre visite sur notre site : http://eyetoeye.free.fr afin qu’ils nous fassent part de leurs impressions. Nous aimerions aussi remercier tous les bénévoles qui donnent de leur temps pour nous permettre d’écouter cette musique en live, en particulier les très actives associations Prog La Vie et Fantastiques Musiques sans lesquelles les concerts parisiens seraient compromis.

(chronique et entretien parus dans Big Bang n°64 – Hiver 2006-2007)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

15 Réponses à “Amirouche Benali”

  1. nhl jerseys auctions Dit :

    Greetings! I know this is kind of off topic but I was wondering which blog platform are you using for this website? I’m getting tired of WordPress because I’ve had problems with hackers and I’m looking at alternatives for another platform. I would be fantastic if you could point me in the direction of a good platform.
    nhl jerseys auctions http://www.dac-uddannelsen.dk/FCKeditor/cheap-nfl-jerseys/remnhl-jerseys-auctions67lt.asp

  2. エルメス ピコタンロック Dit :

    ちょっとそこ!私は、これは知っているオフトピックが、あなたは私ができる場所を知っていたかと思いまして、見つける私のコメントフォームのためのキャプチャプラグインを?私はあなたと同じブログのプラットフォームを使用していると私はあるんです難易度1を見つけること?どうもありがとう!
    エルメス ピコタンロック http://araujonanet.com.br/js/hermes/20141026052703-$&-49xt9k3.asp

  3. ゴヤール 素材 Dit :

    このブログ負荷に|絵画像で問題うーん誰が ?私は、にしようとしている、その場合には、私の端に問題があるか、それがブログの場合は、。どれフィードバックいただければ幸いです。
    ゴヤール 素材 http://lilianlucas.com.br/051/goyard/20141026064420-$–40ec6i2.asp

  4. belstaff uk Dit :

    belstaff chicago opera 09
    belstaff uk http://jacket-malls.co.uk/

  5. Arnoldo Dit :

    It always disturbs me that most don’t appear to hold this view. Good job on the blog and I shall be sure to spread this page.
    Arnoldo http://julicanseco.wordpress.com/2015/01/06/exercise-movements-for-gait-abnormalities

Laisser un commentaire

salsamigos |
maeva peace and rock |
Joutes Aveyronnaises de Mus... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | taourirt-city
| Mes musiques /Mes vidéos
| Charly's Neil's